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    <title>Le blog</title>
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    <description>Ici apparaissent tous nos articles. Nous allons essayer d’en écrire le plus souvent possible (tous les jours ?). N’hésitez surtout pas à nous laisser des commentaires ! Même les plus farfelus sont plus que bienvenus :-)</description>
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      <title>Pékin et la Grande Muraille</title>
      <link>http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/4/30_P%C3%A9kin_et_la_Grande_Muraille.html</link>
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      <pubDate>Fri, 30 Apr 2010 19:06:34 +1000</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/4/30_P%C3%A9kin_et_la_Grande_Muraille_files/DSC_0281_2_3_tonemapped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object001_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Nous voici enfin à Pékin, dernière étape marquante de notre périple (et non péril) chinois.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais avant toute chose, je voudrais vous conter une brève (comme à mon habitude) introduction. Oh là là, j’en vois déjà qui bougonnent devant leur écran et se disent « Ah, ça y est, il va encore tourner autour du pot pendant 3 pages, il nous fatigue celui là ! » Qu’ils se rassurent, je n’écrirai que deux pages d’introduction… ;-)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors que nous étions encore à Macao en train de savourer un excellent Ramen japonais, les informations télévisées, s’étant cavalièrement imposées comme compagnie de table bien trop bavarde, nous dressaient un portrait du nord chinois vraiment hostile. Nous espérions à cette époque que la latitude de Pékin, plus basse que celle de Perpignan, offrait à sa région un climat tempéré chaud voire subtropical, justifiant la fameuse réputation de la garrigue, de la pinède et du maquis pékinois. Il ne faisait pour nous aucun doute que c’étaient les vignobles du nord chinois qui, caressés chaque jour par la main bienveillante d’un soleil généreux et peu absent, donnaient au vin chinois sa popularité… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je vous vois déjà froncer nerveusement le sourcil… Comment ça, le vin chinois est un vin de riz ? Ah oui, vous devez avoir raison.&lt;br/&gt;Remarquez, maintenant que j’y pense, je confonds peut-être avec le climat d’une autre ville… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour nos yeux de touristes naïfs incapables de se décrocher de la boite à images animées, c’est le traumatisme. Il doit y avoir une explication, nous devons nous méprendre. Et c’est alors, accrochez vous bien mes amis, que nous tentons le tout pour le tout !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;NB : Pour le confort et le bien-être de nos lecteurs, le passage suivant a été traduit d’un anglais assez complexe et technique dont Kevin et moi même avons peine à nous affranchir. Sans ce dur labeur, le crucial dialogue que vous allez avoir la chance de lire ci-dessous n’aurait peut être pas été à la portée de tout le monde. Vous êtes les bienvenus. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« - Serveur, s’il vous plait ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- Oui ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous désignons alors le téléviseur du doigt, signifiant à notre interlocuteur que nous sommes interloqués par ce que nous voyons. Nous lui montrons également une carte de Chine pour qu’il nous indique où se situe le théâtre de ce drame.&lt;br/&gt;- C’est où ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le serveur abat alors son doigt menaçant sur notre carte et, prenant son ton le plus sinistre, fend l’air de sa terrible nouvelle…&lt;br/&gt;- Autour de Pékin…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Silence embarrassé puis… &lt;br/&gt;- Merci bien »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La larmichette au bord de l’œil, nous assistions impuissants au spectacle d’une véritable &amp;quot;snowpocalypse&amp;quot; ou &amp;quot;snowmageddon&amp;quot; comme celle qu’ont connu les américains il y a peu. Dans un flash, je nous imaginais déjà tels les porteurs de l’anneau Frodon, Gandalf, Legolas et consorts, tentant périlleusement de franchir les cols aux apics vertigineux sous la tempête de neige et les éboulements de glace. J’essayais fébrilement de nous rassurer, lançant sans conviction : « faut pas s’inquiéter Kevin, ça va aller. Au pire, on mettra des chaussettes avec nos sandales. Et puis j’ai acheté un poncho en plastique avant de partir de Thaïlande. C’est fait pour les pluies tropicales, mais les tempêtes de neige et les éboulis de glace c’est pas très différent tu sais. On le rembourrera avec un peu de linge sale et ça fera l’affaire, t’inquiètes ;-) ». J’étais encore bien loin de la réalité…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voilà, nous y sommes dans cet hostile Nord chinois. Nous choisissons le Happy Dragon Hostel comme quartier général de nos épiques aventures pékinoises. Mon flash n’a été qu’un avertissement. Alors d’accord, nous n’avons peut être pas dû franchir de vertigineux cols enneigés, ni subi d’éboulements de glace, certes… Mais nous nous sommes quand même frottés à moultes dangers, périls, monstres, démons, pièges, mirages et autres chimères ensorceleuses… comme en témoignent nos hauts faits valeureusement accomplis à Beijing (le nom de Pékin en chinois). C’est ainsi que je vous propose les mini contes de Messires Kevain et Yannlot du Lac, chevaliers de la table ronde tournante chinoise (c’est cette même table autour de laquelle vous vous asseyez lorsque vous allez au restaurant chinois, voyez-vous ?).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Messires les chevaliers Kevain et Yannlot du Lac terrassant le terrible monstre canard du Lac Hé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il était une fois, non loin d’une gigantesque cité chinoise appelée Beijing, un lac qui faisait le bonheur de tout ceux qui en habitaient la rive. Les autochtones l’appelaient curieusement le lac « Hé ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Même si la plupart des habitants du lac s’y baignaient après leur dure journée de labeur et y faisaient leur lessive, ses eaux demeuraient d’une limpidité cristalline et l’on disait qu’il était bon d’en boire 2 pichets par jour. Le poisson s’y plaisait tout autant, frétillant vigoureusement à la surface comme pour dire bonjour aux pêcheurs et montrer qu’il était bel et bien là, en nombre. C’était comme-ci les eaux du lac Hé étaient purifiantes, source de vie et permettait à tout ce petit monde de vivre dans une parfaite harmonie. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais c’est alors que par un beau jour, alors que le soleil rayonnait de toute sa force, le ciel s’assombrit brutalement. Une nuée de plusieurs milliers d’oiseaux s’était constituée au dessus du lac. Leur plumage envoyait des reflets anthracite et un nuage de poussière les enveloppait. Comme le lapin albanais, leur œil était rouge vif et sans expression. L’ensemble leur donnait un aspect très menaçant, très sale et qui plus est, ils embaumaient les abords du lac d’une vilaine odeur de viande faisandée. Les habitants auraient pu jurer que quelque chose de peu confucianiste animait ces oiseaux. Cette sinistre troupe était menée par un individu de taille plus corpulente. On aurait dit qu’il organisait le groupe en cancanant de manière rythmée et vigoureuse. « Coin coin coin, disait-il, coin coin coin, sans relâche»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les habitants s’inquiétèrent légitimement des intentions de ce sombre nuage. Mais soudain, une lumineuse idée leur traversa l’esprit : ils firent aussitôt quérir les Holmes et Watson locaux, j’ai nommé Messires les chevaliers Kevain et Yannlot de la table ronde tournante chinoise.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Arrivés sur le site, nos deux compères ne perdirent pas une seconde. Ils envoyèrent un pigeon messager chercher le meneur de la volière ténébreuse.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Apres un étrange rituel de communication très protocolaire entre les deux oiseaux (tout en volant, les oiseaux se frottaient le cou, se picoraient le front, faisaient révérence sur révérence, le tout dans un ordre très précis) le chef de meute vint fièrement se poser sur un rocher devant les chevaliers. Il prit une pose similaire à celle de l’aigle symbole des Etats-Unis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« - Coin coin coin, coin coin ! dit-il d’un ton menaçant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Vite Yannlot, sort ton traducteur universel et met le en route !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- 你好，我的名字薩蒂南&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Change de langue, c’est du chinois, on ne comprend rien là…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Ok, c’est bon, j’ai trouvé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Etrangement, le traducteur universel donnait à cet oiseau la même voix que le canard Saturnin. Nous en convînmes qu’ils devaient avoir un lien de parenté. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- Je me nomme Saturndeux, seigneur de guerre des canards du fief de Qin. Que me voulez-vous manants ?  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Nous voudrions connaître vos intentions Saturndeux. Voyez-vous, les habitants de ce lac sont inquiets de la présence de votre joyeuse troupe. Mais moi même, Yannlot du Lac et mon ami Kevain, sommes certains que vous êtes bien intentionnés. Nous souhaiterions juste rassurer ces pauvres âmes terrorisées…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Saturndeux : Coin coin Coin coin ! (Rire de canard provocateur). Annoncez donc à vos chétifs amis humains que nous sommes ici pour prendre possession du lac. Nous allons y établir un avant poste que nous nommerons noblement « la Marrocan-Art ». Oui, nous aimons bien l’art d’Afrique du nord… Dites leur que nous pillerons tout le grain que nous pourrons picorer, que nous viderons le lac de son poisson, que nous cancanerons jour et nuit si le cœur nous en dit, que nous brûlerons tout ce qui peut entraver notre chemin, que nous détruirons toutes les oranges et le poivre vert et que nous tolérerons aucune rébellion. Qu’ils décampent au plus vite ! COIN Coin Coin Coin coin coin coin !!! (Sinistre rire de canard)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Attendez Saturndeux, pourquoi feriez vous cela ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Saturndeux : Les humains nous persécutent depuis trop longtemps ! Il nous mangent à toutes les sauces, canard à l’orange, au poivre vert, fois gras de canard, pâté de canard, rillettes de canard, cuisse de canard confite, j’en passe et des meilleures ! Cela ne peut plus durer ainsi, nous partons en guerre et notre décision est irrévocable !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Saturndeux, soyez raisonnable voyons, l’humain tente de vous rendre hommage de la sorte. Il n’en est pas de même de tous les animaux, vous pouvez vous estimer chanceux, regardez le rat… Vous occupez également une place de choix dans notre langue avec quelques expressions d’usage courant. Nous avons même fait une émission pour les enfants avec votre cousin Saturnin ! Et puis, il faut bien que nous nous sustentions avec plaisir. Que feriez-vous à notre place, vous mangeriez de la mésange à l’orange, du hamster au poivre vert, du ragout de hibou, de la cuisse de chien au cumin, des rillettes de belette ou du confit de ouistiti ? Bien sur que non… reconnaissez-le, la chair de canard est tellement délicieuse.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Saturndeux : Votre argumentation est ridicule, vous espériez me convaincre avec cela ? Coin… c’est pathétique. Mangez dont vos propres cuisses d’humain confites, c’est ce que vous pouvez faire de mieux. Je m’en vais rejoindre mon armée pour lui donner l’ordre de monter le campement.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Yannlot, ne le laissons pas repartir aussi vite, j’ai une idée. Tu as vu ce symbole tatoué sous ses ailes ? ½F½B , ça ne te dit rien ? Facebook, toujours rien ? Ecoute moi bien, je soupçonne ce vilain petit canard de n’être qu’un pion sur l’échiquier de notre ennemi juré, j’ai nommé le démon mi Fesse, mi Bouc (½F½B). Regarde le, il agit tout à fait comme l’un des sbires du malin, il faut lui donner une bonne leçon et nous enrayeront certainement cette menace. Mon idée ne casse peut-être pas trois pattes à un canard, mais il faut la tenter !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le chevalier Yannlot se saisit alors de Saturndeux et le mit adroitement dans un sac de toile. Puis les deux compères s’en allèrent dans les cuisines du restaurant le plus proche, la volaille se débattant de toutes ses ailes. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain s’adressant à son ami: Il va falloir utiliser la méthode ancestrale d’exorcisation des canards possédés. Cette technique m’a été enseignée par les sages du Yunnan qui ont essuyé les nombreux assauts des sbires canards de ½F½B.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Kevain ?? Es-tu vraiment sûr de vouloir pratiquer cette périlleuse méthode ? Elle est extrêmement dangereuse, tu le sais, tu risques d’être tenté par le côté obscur de la volaille. J’ai peur que tu ne puisses plus t’en défaire…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Yannlot, je prends le risque. Mon sacrifice est bien peu de chose face au salut de l’humanité…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Puis, s’adressant à Saturndeux qui se débattait toujours sur la table du cuisinier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Saturndeux, écoutes moi bien. Tu n’es qu’une volaille, et une volaille, ca caquette, ca pond, ca picore, ca se mange mais ca ne commande pas une armée… Nous allons donc te donner une bonne leçon pour que tu retournes à tes préoccupations naturelles et que l’emprise de ½F½B se défasse. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sans plus tarder, les deux chevaliers se mirent au travail. Ils étaient animés d’une grande passion vis a vis de leur « œuvre », on eut dit un grand chef cuisinier étoilé et son savant assistant. Voici, dans les détails, la manière dont ils ont exorcisé Saturndeux.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Apres avoir fait leurs adieux et rendu l’âme de ce pauvre Saturndeux, Kevain et Yannlot introduisirent de l’air à haute pression entre la chair et la peau du canard de manière à décoller cette dernière de son corps.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Puis ils enduisirent la peau de la bête d’un sirop épais à base de miel, de poudre de 5 épices, de sauce soja, d’huile de sésame et de vin de riz.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ils remplirent son corps d’eau bouillante et le celèrent avec du fil à coudre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un feu de bois de poirier fut allumé et le canard fut rôti ainsi pendant 40 bonnes minutes. Ce procédé permit d’obtenir une peau à l’aspect rouge laqué, bien épaisse et véritablement confite. Grace à l’eau maintenue à l’intérieur du canard, la chair, elle, restait bien tendre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Puis ils découpèrent en fines lamelles la partie la plus délicieuse et la plus noble du canard pour les chinois : la peau. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le canard était fin prêt !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les chevaliers, avec quelques amis du village, s’attablèrent donc pour terminer la cérémonie d’exorcisation.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ils dégustèrent les lamelles de peau délicieusement confites roulées dans de fines galettes de riz avec de jeunes pousses d’oignon et de fines lamelles de concombre. Le tout étant nappé d’une sauce très sucrée à base de farine fermentée. Tout le monde fut d’accord : c’était vraiment exquis!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et c’est ainsi que, selon la légende du vilain canard du lac He, la recette que vous connaissez tous vit le jour : le Canard Laqué… »  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans cette histoire, il y a quand même un peu de vérité ;-) Je vous ai indiqué la recette originale du canard laqué et la véritable façon de le manger telle que les chinois la pratique. Nous avons eu la chance de déguster cette pure merveille à Pékin.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La bataille finale contre les troupes maléfiques du démon mi-Fesse, mi-Bouc.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors qu’ils venaient à peine de se délecter du maléfique Saturndeux, Messire Kevain exprima sa profonde inquiétude à Yannlot. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Yannlot, ne trouves-tu pas qu’il a été un peu trop facile d’entraver la route de ce pauvre Saturndeux (paix à son âme)? Il n’a opposé que bien peu de résistance. J’ai bien peur que notre problème soit loin d’être résolu et, mon ami, nous allons bientôt avoir vent des nouvelles fourberies de ½F½B, j’en suis certain. Soyons méfiants ! Je te propose que nous prenions les devants. Allons dont nous instruire sur les arts martiaux qui font la fierté de ce pays et nous pourront peut-être déjouer les tours du malin.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain avait raison de se méfier d’une victoire aussi facile. Aussitôt sortis de table, les deux amis virent la menaçante troupe se mettre en formation de combat. La machine de guerre, amorcée par un nouveau leader dont je vous laisse deviner le nom, prit la direction de la cité de Beijing. Sous les yeux affolés de la population, l’armée cancanait de toutes ses forces… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les deux chevaliers ne perdirent pas une seconde. Ils s’inscrivirent sur le champ à une session de démonstration de Kung Fu dans la cité de Beijing. Même si Kevain et Yannlot disposaient d’une science du combat chevaleresque digne de tout chevalier de la table ronde tournante chinoise, ils n’en furent pas moins surpris par la beauté et l’efficacité de cet art martial ancestral. Leurs instructeurs les prirent de court tant par leur souplesse, leur agilité, leur pugnacité et leur courage que par la grâce et l’harmonie de leurs mouvements. Leur instruction faite, les chevaliers reprirent leur chemin. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sur leur chemin, Kevain et Yannlot croisèrent d’abord d’étranges créatures. Deux femmes vinrent querir leur attention par les propos suivants :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Chimère ensorceleuse 1 : Bonjour preux chevaliers, que venez-vous dont chercher par nos exotiques contrées ?  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Leurs visages, aux traits tirés et aux rides marquées, indiquaient un âge au moins double de celui des chevaliers. L’une d’entre elles était même légèrement édentée. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Nous ne sommes que des vagabonds désintéressés Mesdames. Que nous voulez-vous ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chimère ensorceleuse 2 : Deux charmants vagabonds désintéressés, c’est justement ce que nous cherchions figurez-vous ! Quelle chance, ne trouvez-vous pas ? Que diriez-vous d’aller prendre une chopine dans la taverne « Au pigeon bienheureux » un peu plus loin? Nous aimerions pratiquer notre anglais avec vous et discuter de la vie de manière totalement désintéressée.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Mesdames, votre invitation nous touche sincèrement, mais, pardonnez ma franchise, je dois vous avouer que justement vous nous désintéressez. Si vous le permettez, nous allons maintenant prendre congé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chimère ensorceleuse 1 (qui se fit plus insistante) : Attendez, nous sommes également étudiantes en art, nous souhaiterions vous présenter nos plus belles œuvres de la « Marrocan-art ». Venez apprécier notre exposition dans le bâtiment en face. Vous n’avez rien à craindre, vous n’aurez pas à sortir le sou.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yannlot : Ecoutez Madame, mon ami vous a déjà indiqué que nous ne sommes pas ici pour cela. Qui plus est, nous ne savons que faire des sujets qui traitent de marre aux canards ou je ne sais quelle autre volaille. Je vous prie maintenant de bien vouloir passer votre chemin. Adieu. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et c’est ainsi qu’ils se remirent en route dans l’objectif de mettre ½F½B hors d’état de nuire. S’apercevant cependant que le chemin qu’ils allaient emprunter était parsemé de ces chimères, les chevaliers bifurquèrent. Cela leur prit 5 jours à dos de cheval pour atteindre les confins de la province de Beijing. Les chevaliers étaient enfin arrivés au pied de l’édifice le plus immense qu’ils n’aient jamais vu : la grande muraille de Chine. Ils décidèrent d’y monter et de la parcourir pour voir si l’ennemi était déjà en route. Arrivés au chemin de garde, il leur fallut un bon moment pour se remettre de leurs émotions. Cet édifice était bel et bien l’œuvre d’un titan.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quelques habitants des villages voisins les renseignèrent sur l’édifice dont la fonction était destinée à repousser les envahisseurs Xiongnu, une confédération de tribus nomades d’Asie centrale. Ils leur indiquèrent que la grande muraille de Chine est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur (6700 km!!), en surface et en masse. En moyenne, la Grande Muraille mesure 6 à 7 m de hauteur, et 4 à 5 m de largeur. Sa construction a débuté au 5ème siècle avant Jésus-Christ et s’est vraiment terminée au 16ème siècle représentant l’œuvre de plusieurs dynasties chinoises. Le mur a bien entendu connu plusieurs formes au cours de sa construction, passant d’un simple monticule de terre et de gravier à l’imposante muraille de pierre connue aujourd’hui.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Selon les versions, 100 000 à 300 000 ouvriers, prisonniers et forçats travaillèrent sans relâche sur le gigantesque ouvrage dans des conditions extrêmement pénibles. D'innombrables travailleurs moururent à la tâche, transformant la muraille, dans l'imagerie populaire, en « cimetière le plus long du monde » (on parle de 10 millions d’ouvriers qui ont été enterrés aux abords de la muraille). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain et Yannlot du Lac étaient sidérés ! Ils avaient beau scruter dans toutes les directions, ils n’apercevaient aucune limite à ce terrible édifice. La muraille sillonnait à perte de vue les terrains montagneux paraissant de prime abord inaccessibles. Un tel ouvrage ne paraissait pas humain, cela semblait être une folie que de le construire en pareil lieu. C’était comme-ci un mythique dragon aux dimensions titanesques était venu mourir dans cet endroit accidenté. Seule son infinie épine dorsale fossilisée demeurait visible aujourd’hui. Un spectacle véritablement époustouflant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Soudain, Kevain aperçu au loin une tache sombre massée contre une partie endommagée de la muraille. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevain : Je le savais! Ce sont les hordes de canards maléfiques de ½F½B qui tentent de faire une brèche dans le mur. Ils veulent laisser passer d’autres monstres venus du nord ! Vite, amenons tous nos amis chinois et nous allons leur appliquer le même sort qu’à feu Saturndeux, c’est la meilleure solution.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et c’est ainsi que les chevaliers, accompagnés par de nombreux villageois et animés par la flamme d’espoir, accoururent près de l’armée des canards. Cette course ne fut pas sans difficultés vu la raideur et l’irrégularité des marches de certaines portions du mur. En contre jour, un observateur lointain aurait pu croire que la troupe courrait frénétiquement à la surface de vagues scélérates. Une fois arrivés près de la brèche, à bout de souffle, ils jetèrent un immense filet pour emprisonner les canards. Je vous passe les détails sur le destin de ces malheureuses volailles. Je vous dirai juste que tout le monde s’en est délecté le soir même!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La bataille était gagnée pour cette fois, mais la guerre contre les démons ½F½B, Gogole, Yotube et tous leurs congénères subversifs non censurés ne faisait que commencer…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Fin de l’épisode 1…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je finirais cet article sur une note dramatique qui malheureusement cette fois n’est vraiment pas un conte… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous nous sommes rendus sur les lieux d’une tragédie qui est encore aujourd’hui tristement occultée par le gouvernement chinois : la place Tian’Anmen. Sur cette place gigantesque de 880m de longueur sur 500 de large, nous avons été saisi par une profonde tristesse, un sentiment de désarroi et d’impuissance. Les traits y sont droits, rigoureusement ordonnés comme autant de lignes de conduite à suivre. Où sont passés les courbes, les ornements, la création, l’originalité des architectes ? L’aspect fonctionnel a visiblement pris le pas sur le coté artistique. Le minéral, froid, sec et dur y règne en seul maitre, semblant ne laisser que quelques miettes de terre pour la survie de rares et frêles arbres. La couleur dominante est le gris permettant aux drapeaux rouges épars de ressortir franchement. C’est comme-ci par son architecture, son style même, cette place nous rappelait de manière écrasante que l’individu ne représente que bien peu de chose, qu’il est insignifiant, impuissant face à la toute puissance de l’appareil dirigeant… Mais ces caractéristiques sont loin d’être les éléments dramatiques qui ont rendu la place tristement célèbre. Permettez-moi de brièvement vous expliquer ce qui s’est passé sur la place Tian’Anmen en 1989.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A cette époque, les étudiants, professeurs et intellectuels réclamaient la démocratie et le multipartisme en Chine. Ils commencèrent à manifester à partir du 15 avril 1989 après la mort du secrétaire général du parti communiste. Ce dernier, face à un courant conservateur, était en faveur des reformes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les manifestations se succédèrent, rassemblant jusqu'à 1 000 000 de personnes. Les ouvriers rejoignirent le mouvement pour protester contre la corruption du régime, l’inflation, le chômage et le luxe dans lequel vivaient les cadres du parti.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 13 mai 1989, 2000 étudiants entamèrent une grève de la faim sur la place. Les membres du parti favorables aux réformes furent aussitôt limogés.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 20 mai, la loi martiale fut décrétée par le gouvernement.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, des soldats entrèrent dans Pékin. Ils tirèrent à la mitraillette contre les civils qui s’interposaient sans arme. Les combats se poursuivirent jusqu'à ce que l'armée atteigne la place, écrasant avec ses chars les manifestants restés sous les tentes ; la place fut évacuée à l'aube. Le bilan fit état de 2500 à 3700 morts selon les sources. Il s’agissait pour majorité d’étudiants sans armes…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cet évènement porta un coup d'arrêt durable aux réformes politiques en Chine. Le gouvernement renvoya les journalistes étrangers et contrôla strictement la couverture de l’événement par la presse chinoise. À l'étranger, la répression provoqua une condamnation générale du régime de Pékin.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vingt ans après, les évènements de 1989 sont toujours un sujet tabou en Chine. Ils ne sont pas évoqués dans les livres d'histoire, ni enseignés. La censure est également appliquée à tous les sites en faisant mention. Aussi, de nombreux Chinois, en particulier ceux nés peu avant ou après 1989, n'ont qu'une très vague idée de ce qui s'est vraiment passé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici la version officielle du gouvernement aujourd’hui: ”un petit nombre d'émeutiers, pour l'essentiel des repris de justice et des chômeurs mécontents, a attaqué les soldats qui venaient mettre de l'ordre sur la place Tian'anmen. L'armée a donc dû se défendre. Il n'y a pas eu de mort sur la place. Les victimes n'étaient pas des étudiants.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici un reportage d’Arte qui traite de ce sujet :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/arte-reportage/Tian-Anmen---20-ans-de-tabou/2662972.html&quot;&gt;http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/arte-reportage/Tian-Anmen---20-ans-de-tabou/2662972.html&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous quittons maintenant la Chine, bercés par les flots. &lt;br/&gt;Fermons les yeux, bientôt un nouveau soleil se lèvera sur nous…&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Xi’an et l’armée de terre cuite</title>
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      <pubDate>Wed, 24 Mar 2010 13:13:45 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/3/24_Xi%E2%80%99an_et_l%E2%80%99arm%C3%A9e_de_terre_cuite_files/DSC_0191.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object001_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Misère, je ne distingue rien d’autre que les ténèbres… Où suis-je ? Mais que se passe-t-il ? Le sol tremble de manière inquiétante, j’arrive à ressentir de puissants pas rythmés qui se dirigent droit dans ma direction. Un cliquetis métallique dont je n’arrive pas à distinguer l’origine m’irrite les oreilles. Il vient de partout à la fois, comme si chaque individu de cette masse que je ne peux dénombrer portait sur lui de lourds objets de métal. Le vacarme est assourdissant, c’est horrible. L’air est électrisé et la tension extrême, j’ai l’impression que mes cheveux se dressent sur ma tête !! Mais que m’arrive-t-il bon sang ? Ils se rapprochent, ils arrivent vite… Que faire ? On dirait que leurs pas sont autant de marteaux qui battent le sol avec une hargne disciplinée et que bientôt, c’est moi qui serai à la place du sol… J’entends, plus proche, le hennissement menaçant de nombreux chevaux. Pourquoi sont ils si nerveux, que leur a-t-on fait pour rallier jusqu’à leur instinct animal à cette cause inconnue ? Puis, comme d’une seule voix, j’entends une foule en rage fendre l’air de son puissant et terrorisant cri de guerre :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« 為皇帝 !! » &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je tremble devant cette menace que je ne peux même pas voir. Ils doivent être des milliers, oh mon dieu….&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je suis sur le point d’éternuer, le vent m’amène une quantité incroyable de poussière à la figure. Et soudain, plus rien, le silence le plus absolu. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ah ah ah ah… ahHH TCHOUMMMM !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ouvre les yeux… Waaaaaaaahhhh ! Je reste bouche bée et la stupéfaction me contraint à faire un pas en arrière.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous sommes face à plusieurs interminables colonnes de fantassins, d’archers, de cavaliers… Plus précisément, je sais maintenant qu’il y a 8000 soldats, 130 chars de guerre tirés par 520 chevaux et 150 chevaux de cavalerie. Ah, petite particularité que j’ai omis de vous préciser, ils sont tous en terre cuite.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et oui, voilà ceux à qui nous sommes venus rendre visite à Xi’an : l’armée de terre cuite du premier empereur de Chine, Qin Shi Huang.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est au 3ème siècle avant Jésus Christ que l’empereur Qin Shi Huang, alors qu’il n’a que 13 ans, ordonne la construction d’une gigantesque armée. Celle-ci sera enterrée avec lui à sa mort et lui permettra de régner dans l’autre monde. Des préoccupations bien hâtives pour un enfant de 13 ans… Il souhaite que chaque membre de son armée ait un visage différent. Ce chantier de titan occupera 700 000 personnes qui travailleront pendant 36 ans dans des conditions difficiles. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ces ouvrages de terre cuite sont vraiment impressionnants par leur niveau de détail. Le travail des artisans de l’époque est tout simplement magnifique. Lorsque les fosses ont été découvertes en 1974, la peinture qui recouvrait les statues devait encore ajouter à la magie du spectacle. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’empereur, quant à lui, s’est fait construire une tombe très particulière non loin de son armée. Celle-ci contiendrait une reproduction de son empire avec palais, tours, objets et artefacts à la valeur inestimable… Des rivières de mercure couleraient éternellement grâce à une ingénieuse machinerie sous un plafond constellé de perles, donnant l’apparence de la voute étoilée. Le mausolée contiendrait également les tombes de 48 de ses concubines enterrées vivantes avec lui. C’est aussi le cas des ouvriers qui ont participé à la construction. L’empereur n’a pas voulu prendre de risque de voir son secret s’éventer. Il a donc contraint les ouvriers au silence par la mort…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cependant, la tombe n’a encore jamais été ouverte de peur de dégrader les merveilles qu’elle abrite. L’Etat chinois souhaite attendre que le développement technologique permette aux archéologues d’y pénétrer sans impact. Qui plus est, il est un danger auxquels tous doivent prendre garde: les récits historiques parlent de pièges et de trappes équipées d'arbalètes certainement installées pour protéger le tombeau des pillards. Digne du scénario d’un film non ? Il s’avère que les scientifiques confirment déjà l’existence d’un tel tombeau, un haut taux de mercure ayant été relevé dans le sol surmontant le site…Un nouveau défi pour Indiana Jones ?</description>
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      <title>Chengdu</title>
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      <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 21:20:20 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/3/16_Chengdu_files/DSC_0200.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object001_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le ciel est gris, immuable et comme figé dans le temps, nous laissant peu d’espoir d’apercevoir le soleil. Il ne pleut pas, c’est déjà ça, mais l’air est sale. Nous nous apercevons bientôt que la ville est gigantesque et il nous faudra près de 2h pour la traverser de part en part. Nous avons l’impression d’être embourbés dans les bouchons parisiens… 4 millions d’habitants, ça en fait du monde, ça grouille d’agitation ! Mais bon, il ne s’agit que d’une petite capitale de province, rien de plus… une banalité en somme. Ce premier aperçu émoussera bien vite notre envie de découvrir la ville à pieds. Qui plus est, il fait un froid dont le pauvre canard chinois, en train de se faire délicatement laquer la peau, ne peut même plus dire qu’il est le sien. Restons donc bien au chaud dans notre auberge considérée par les autorités chinoises comme un « nid à rebelles ». Ah ah les amis, mais que croyez-vous donc ? Nous aimons vivre dangereusement nous, nous n’allons pas nous échouer dans des auberges chinoises pour y dormir comme des loirs qui, en plus, auraient l’audace de dormir sur leurs deux oreilles, ah ça non ! Nous voulons être au cœur de la révolution, oui Madame, oui Monsieur. En effet, le Traffic Inn de Chengdu est une des rares auberges chinoises où l’on peut (presque) librement naviguer sur le plus démoniaque, le plus dangereux, le plus vil, le plus subversif site web du monde, j’ai nommé, Facebook ! Et oui mes amis, aussi incroyable que cela puisse paraître, Facebook (au même titre que d’autres grands sites web, tels que Youtube, Wikipedia etc…), est censuré en Chine… ne me demandez pas pourquoi même si j’ai ma petite idée. Ah, vous voulez la connaître ? Non, vraiment pas ? Bon, je vous la donne quand même. Si vous prononcez Facebook tout doucement, n’entendez vous pas deux mots clairs et bien distincts ? Allez-y, essayez… ahHA ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;N’entendez-vous pas tout comme moi les deux termes païens Fesse et Bouc ? Des fesses de bouc ? Oh mon dieu, ça y est !! C’est tellement évident, comment n’avons nous pas pu y penser avant ! Les chinois doivent penser qu’il s’agit là d’un site dédié aux incantations de je ne sais quel démon mi Fesse, mi Bouc… Un acte de sorcellerie basé sur la langue française, alors là, c’est le pompon pour le gouvernement chinois... Vous comprenez mieux maintenant pourquoi la censure fait rage en Chine ? Il suffit de faire un petit effort de réflexion, de compréhension et d’empathie et vous verrez, la censure chinoise vous paraitra beaucoup plus légitime. En disant tout cela, peut-être que le site lacouleurdespieds va être censuré en Chine… Oups!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais revenons à l’action mes amis. Pour les prochains jours, notre agenda est bien chargé puisque nous enchainons interviews sur rencontres avec les moultes célébrités locales. Et cela ne sera pas chose facile, vous allez voir.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce sont d’abord les fameux pandas de Chengdu auxquels nous sommes allés rendre visite.&lt;br/&gt;Voici le seul extrait de l’interview de ces animaux peu loquaces qui mérite d’être publié.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Kevin : Nihao Monsieur Panda, Pandi de votre prénom c’est bien cela ? Comment expliqueriez-vous la si grande popularité de votre espèce auprès des humains ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pandi Panda : Se saisit de sa gamelle de lait et la porte à son museau, en boit la moitié et renverse le reste sur son ventre. Il tente de se recroqueviller sur lui même pour laper ce qui est tombé sur son pelage mais n’y parvient pas. S’ensuit un inédit et délicieux spectacle de contorsion pandesque au cours duquel Pandi Panda défie les lois de la physique, tentant désespérément d’allonger sa petite langue rose fluo pour se délecter des restes de lait. Résigné, il finit par se rabattre sur une pousse de bambou à sa portée pendant que ses amis Panda (Panda Vignon, Panda Long et Fluteudeu Panda) lapent ce que Pandi n’a pu atteindre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin, s’adressant à moi : Comment interprèterais-tu sa réponse Yann ? Crois-tu qu’il ait voulu dire que, comme pour boire ce lait qui n’est plus à sa portée, il a besoin de l’aide des autres pour survivre dans ce monde ? Que c’est pour cette raison que des gens ont tant voulu populariser sa cause ? Il doit y avoir un sens caché à son message, je suis convaincu que, comme tous les grands sages, Pandi s’est exprimé par voie métaphorique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Je ne sais pas trop, je crois qu’il a plutôt voulu nous montrer que, même quand il fait quelque chose de pas très malin, il est super super mignon. N’importe qui aurait envie à cet instant de prendre ce gros nounours dans ses bras pour lui faire un bon câlin.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin : C’est ça… tu crois vraiment que c’est ce dont le Panda a besoin ? Un câlin tiens ! Je vais t’en donner moi du câlin ! Il te donnerait un gros coup de paluche dans le visage avec ses bonnes griffes qu’il a donné à aiguiser au Rémouleur du quartier ce matin. Tsss, vraiment toi… On vient de voir un film d’une heure qui explique que le Panda est en voie de disparition, que son prédateur le plus dangereux est l’homme à cause de la destruction de son habitat naturel, qu’il galère à avoir des petits et toi tu crois qu’il veut qu’on le prenne dans nos bras pour lui faire un câlin ? Pfff une bonne Pandifle (une gifle de Panda) c’est tout ce que tu mérites ! Et tu ne l’aurais pas volée celle-la !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Oh, calmos là ! Kevin, je sais que je n’ai pas été tendre avec toi dans l’article du Rinjani mais ce n’est pas une raison pour te déchainer pendant l’interview… Bois donc un verre de Saké, ça va aller mieux.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin : D’abord le Saké c’est japonais Môôôsieur, en Chine c’est le vin de riz, et puis je peux me déchainer si je veux, m’en fout, de toute manière je vais couper ce passage à la publication…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Bref, restons pro Kevin, continuons, on règlera nos problèmes ce soir à l’Opéra du Sichuan, on ira faire une démo de Kung-Fu sur la scène tiens… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pandi, excusez nous, pourriez-vous s’il vous plait m’expliquer ce que fait Maître Panda, votre congénère, haut perché sur son arbre là-bas (cf. &lt;a href=&quot;../Photos/Pages/Chengdu_-_Sichuan_-_Chine.html&quot;&gt;photos&lt;/a&gt;) ? Tient-il un fromage en son museau ? (Rires de Kevin) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pandi Panda : Il s’allonge dans l’herbe sur le dos et, prenant une branche de bambou entre ses deux pates velues, Pandi commence à savourer chacune des feuilles comme la plus délicate des friandises. Chez les Pandas, la notion de temps n’ayant vraisemblablement pas la même importance que chez nous, Pandi prend vraiment, vraiment tout son temps pour venir à bout de la branche.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Que crois-tu qu’il ait voulu dire là ? Peut-être que comme ces feuilles, chaque instant de la vie mérite d’être pleinement savouré ? Et que son ami, plutôt que de manger les feuilles, pense qu’il pourrait carrément devenir une feuille pour encore mieux savourer la vie ? Et c’est pour cela qu’il va, par je ne sais quel miracle, se percher bien haut sur cet arbre, se comportant comme une parfaite feuille ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin : Bien… (Regard dédaigneux) Allons maintenant voir les Firefox, leurs réponses seront peut-être plus facilement interprétables que celles de maître Pandi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Des Firefox ? Mais Kevin, c’est un refuge pour Panda, il n’y a pas de renards ici voyons… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin : Bon ok, je vais rester patient. Mon cher Yann, les Firefox ne sont pas des renards en feu, contrairement à ce que la légende populaire veut bien nous faire croire. Tu imagines vraiment des renards qui courent le pelage en feu et qui ne s’éteignent jamais comme les bougies d’anniversaire magiques là ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yann : Bah j’en sais rien moi, regarde le logo du navigateur Internet Firefox, c’est pas un Panda…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kevin : Yann, pour ta gouvernante (sic), sache que les Firefox sont en fait des Panda Rouges dont la morphologie est effectivement entre celle d’un chat et d’un renard. Viens par là, je vais te montrer. Tu vas voir comme ils sont mignons, te connaissant, tu voudras certainement leur faire un câlin… »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi nous n’avons pas souhaité en publier d’avantage…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La bonne chose c’est que nous avons au moins réussi à nous mettre d’accord lorsque nous avons vu l’Opéra du Sichuan. Non, ce n’est pas en allant nous affronter sur la scène comme de belliqueux coqs de basse cour que nous nous sommes mis d’accord, mais c’est plutôt la beauté du show et le talent incontestable des artistes chinois qui nous ont mis K.O. L’Opéra du Sichuan, véritable patchwork d’arts traditionnels et modernes chinois a vraiment suscité notre admiration : mini concerts de percussion, de guitare chinoise, chants, danses, scénettes de théâtre, jonglerie, contorsion, acrobatie, et le clou du spectacle, les changements de masques. Il s’agit d’habiles acteurs qui arrivent à changer une série incalculable de masques plus vite que l’éclair. Impressionnant, cela vaut vraiment le détour ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous avons ensuite souhaité rencontrer, non pas une célébrité locale cette fois, mais une divinité, rien de moins !  En route pour le Buddha géant de Leshan !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il s’agit du plus grand Buddha du monde taillé dans la pierre. Jugez un peu, 71m de hauteur et 28m de largeur. Nous ne sommes vraiment que poussière…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une mauvaise gestion de timing ne nous laissait que 45 minutes pour visiter un parc qui nécessite en réalité 2h30. S’ensuit une course effrénée pour aller droit à notre but au travers d’un parc luxuriant et d’un dédale d’escaliers, de portes et de statues. Une légère brume y créait une atmosphère très mystérieuse et envoutante. On se serait cru en train de courir dans les jeux télévisés « La carte aux trésors » ou « Pekin Express », vraiment… Dommage car le parc avait l’air très agréable et plein de curiosités.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Apres avoir vu Buddha du sommet de la montagne, nous descendons à ses pieds dont un seul orteil était aussi large que nous. Nous n’en menions pas large, à la fois parce que nous étions à bout de souffle mais aussi devant l’écrasante grandeur de cette représentation divine. Pas question d’une interview cette fois, vu notre médiocre résultat sur les Pandas, il était hors de question de risquer de fâcher un Dieu… Nous restions donc muets d’admiration devant le colosse qui se dressait devant nous. Tout ce que nous pouvions faire était de lui montrer tout notre respect. Les photos témoigneront de sa grandeur pour nous.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bien installés dans notre couchette de train, nous fermons les yeux à Chengdu pour les rouvrir à Xi’an.</description>
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      <title>Flashback sur la Chine</title>
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      <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 21:44:49 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/3/10_Flashback_sur_la_Chine_files/DSC_0545.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object005_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ca y est, il est temps pour moi de regarder la réalité en face, d’ôter ces œillères qui m’obstruent encore la vue… Je porte mon regard sur ces champs qui bordent la route croyant y trouver un quelconque réconfort. Puis, livré à la mélancolie de mes pensées, je me laisse emporter par le tourbillon d’images qui défile à travers la vitre de notre taxi. Même s’il est caressant, tendre et infime, il est bel et bien là, le fameux pincement au cœur. Je ne pensais pas que ces quelques jours vécus au Yunnan me mèneraient droit à la reddition… Et pourtant, je dois bien m’avouer complètement conquis. J’ai l’impression que mes sens sont encore imprégnés de toutes ces nouvelles saveurs, odeurs, couleurs et sonorités. Je ferme les yeux et j’essaie de les savourer encore un instant avant qu’elles ne s’estompent… &lt;br/&gt;Nous venons tout juste de quitter nos extraordinaires et inattendus hôtes de Lijiang, une véritable famille nombreuse chinoise : Barbara (tous les chinois ont un prénom anglais en plus de leur prénom chinois) et son compagnon Wing, leurs 4 chiens et 2 chats. Sur les 3 jours que nous avons passés en leur compagnie, nous en avons pris plein les yeux et je voudrais sincèrement les remercier pour l’immense générosité dont ils ont fait preuve sans même vraiment nous connaître. Le cœur sur la main, ils ont voulu nous montrer le meilleur de ce qu’ils connaissaient pour nous émerveiller et sans conteste, leur rencontre restera l’un des moments les plus touchants de notre voyage en Chine. Une véritable leçon d’humanité… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais nous devons déjà les laisser… Ce déracinement quasi perpétuel, cette impression d’être chez soi un peu partout et nulle part à la fois, de devoir quitter des êtres exceptionnels alors que l’on commence tout juste à les connaître et à s’y attacher, voila le pain quotidien du voyageur du monde. Nous décidons de saisir ces moments dorés, de les disposer bien au chaud dans nos mémoires et nos cœurs et nous avancerons certainement plus confiants, plus mûrs, plus ouverts, et, peut-être est-ce là le plus important, plus conscients. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous volons à présent vers Chengdu, dans le Sichuan. C’est parti, Youhou !</description>
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      <title>Statistiques budgétaires</title>
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      <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 19:42:15 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/2/15_Statistiques_budg%C3%A9taires_files/piggy-bank1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object001_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Voici un tableau récapitulatif du budget depuis le début de notre voyage (1er avril 2009) jusqu’à la fin du japon (5 janvier 2010). Soit 281 jours (un peu plus de 9 mois). Nous avons personnellement été très étonnés de voir que la nourriture prenait pratiquement un quart du budget total...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si vous êtes intéressés par le détail budgétaire de chaque pays, vous pouvez consulter ma page de &lt;a href=&quot;../Adhoc_-_Le_budget.html&quot;&gt;budget&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Road trip en Australie</title>
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      <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 15:34:08 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2010/1/31_Road_trip_en_Australie_files/DSC_0355.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object002_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;par Martine Meresse (un des &lt;a href=&quot;../_..les_parasites.html&quot;&gt;parasites&lt;/a&gt;).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On dit que le ciel est toujours bleu à Sydney : c'est vrai en tous cas pour le 10 janvier 2010, jour où l'on se retrouve avec Kevin (mon fils) à l’aéroport de Sydney. La ville nous séduit d'emblée : l'ambiance, la baie et la vue sur l'Opéra, l'architecture des vieux et des nouveaux immeubles, le quartier des Rocks où nous logeons ...&lt;br/&gt;Après quelques jours à Sydney, j'entrevois vaguement un voyage dans le Sud un peu dans l'imprévu mais assez confortable quand même. Kevin en revanche a une idée beaucoup plus précise : on va partir &amp;quot;à l'arrache&amp;quot; avec Sara et Damien.&lt;br/&gt;On loue donc des &amp;quot;wicked campers&amp;quot;, assez rudimentaires et pas franchement &amp;quot;nickel&amp;quot; mais pas chers et le look est tellement fun !&lt;br/&gt;Pas de frigo ? &lt;br/&gt;Pas de douche tous les jours ? &lt;br/&gt;Camping sauvage, dans des zones parfois interdites ? &lt;br/&gt;Que du riz et des pâtes ce soir à bouffer ? &lt;br/&gt;Pour les WC, on se débrouille dans le bush ou la forêt... et les animaux dangereux genre serpent ou araignée ??&lt;br/&gt;… Bon d’accord !!&lt;br/&gt;J'ai quelquefois un peu râlé mais en fait, ce qui me paraissait au départ hasardeux s'est révélé finalement beaucoup plus sympa et enrichissant à tous les niveaux. &lt;br/&gt;Voici quelques souvenirs, pêchés pêle-mêle dans ma mémoire, qui ont échelonné ce trip de plus de 3000 km.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	•	Pour avoir une journée gratuite de location de van, Kevin et Damien posent nus devant les vans (conformément au contrat de Wicked Campers).&lt;br/&gt;	•	Une soirée à l'opéra de Sydney et l'ambiance chaleureuse et décontractée au bar à la sortie.&lt;br/&gt;	•	Les rencontres sympas dans les campements improvisés, souvent avec des packpackers français : curieux d'ailleurs cet engouement des français pour l'Australie...&lt;br/&gt;	•	La rencontre de ce vieux &amp;quot;jackeroo&amp;quot; avec sa &amp;quot;jilleroo&amp;quot;, près de Cootamundra, pas content qu'on le traite de cow-boy, qui nous montre fièrement sa magnifique selle à l'arrière de son camion tout en étalant malencontreusement son café sur sa belle chemise de cow-boy.&lt;br/&gt;	•	Les réflexions marrantes de Sara, avec son charmant accent espagnol, du genre : &amp;quot;Bébé, pourquoi dites-vous en français « olé ! » après « café » ?&lt;br/&gt;	•	Une petite &amp;quot;binouze&amp;quot; (bière) le soir en contemplant un coucher de soleil incandescent, seuls dans la lande dominant la mer, comme à Anglesea (Cape Otway), ou à la lisière de la &amp;quot;rain-forest&amp;quot; somptueuse et sauvage.&lt;br/&gt;	•	L'odeur salée du vent venu de la mer sur la Great Ocean Road, avec ses paysages spectaculaires de falaises et de plages désertes.&lt;br/&gt;	•	La phrase que j'ai eu sous les yeux sur une affichette dans le van, durant tout le voyage : &amp;quot;Life is what happens to you while you're busy making other plans&amp;quot; (J. Lennon)&lt;br/&gt;	•	Les balades dans la &amp;quot;rain-forest&amp;quot; magique près d’Anglesea, où se côtoient fougères arborescentes, de magnifiques &amp;quot;myrtle-beeches&amp;quot;, des cascades et des eucalyptus géants tricentenaires.&lt;br/&gt;	•	A Melba Gully, des milliers de &amp;quot;glow worms&amp;quot; (vers luisants) s'illuminent la nuit sur les parois de la forêt, formant un univers mystérieux. &amp;quot;Very romantic&amp;quot; dixit Sara.&lt;br/&gt;	•	La panique de Kevin quand il a senti un objet non identifié tomber dans son cou alors qu'on admirait la nuit les glow worms. Il n'était pas très fier non plus d'ailleurs le soir à Moleworth où il aperçoit dans un arbre 2 yeux brillants dans la nuit qui le fixent et s'avancent vers lui alors qu’il fait pipi au bord de la rivière : est-ce un serpent ? Non ... c'est un possum (ou un couscous ?)&lt;br/&gt;	•	Les centaines de kangourous sur le terrain de golf d’Anglesea.&lt;br/&gt;	•	Sur le Coorong (à Goolwa je crois), le jour où Sara part, accompagnée de Damien et de son shampoing, fermement décidée à se laver les cheveux, s'embourbant jusqu'à mi-cuisses dans la vase sans jamais arriver à la mer.&lt;br/&gt;	•	Kangaroo Island : Réveil brusque dans la nuit : quelqu'un marche sur le toit ! (toit qui, soit dit en passant, est tout cabossé ...). En fait sûrement un possum qui fait 3 p'tites crottes et puis s'en va !&lt;br/&gt;	•	Les  koalas et les kangourous que l’on peut caresser chez &amp;quot;Paul's Farm&amp;quot; à Kangaroo Island (Stokes Bay). En revanche je n'ai pas du tout apprécié le crachat du lama en pleine figure !!&lt;br/&gt;	•	A quoi sont dûes ces multiples traces en zig-zag sur les routes de Kangaroo Island ? Si ce sont les marques de freinage pour éviter les kangourous, c'est vraiment un miracle si on n'en a pas &amp;quot;buté&amp;quot; un !!&lt;br/&gt;	•	Les balades ventées au bord de la mer, sur des plages désertes et immaculées&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;… Et la route tout simplement, dans le van, le ciel parfois chargé d’orages, à discuter avec Kevin tranquillement (quelquefois énergiquement !) des petites et des grandes choses de la vie, conversations ponctuées de fou-rires de temps en temps, en écoutant Alan Parsons Project, ou Eric Clapton, ou Michael Jackson, ou Radiohead, ou (juste un tout petit peu) Daft Punk.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Oui vraiment c'était super !!</description>
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      <title>Le Yunnan</title>
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      <pubDate>Sun, 13 Dec 2009 04:08:16 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2009/12/13_Le_Yunnan_files/DSC_0048.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object000_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Nihao les amis,&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’espère que tout va bien pour vous en cette fin d’année 2009. Les préparatifs des fêtes vont bon train ? Toutes les dindes de France et de Navarre doivent déjà sentir le vent tourner et distinguer au loin le tintement métallique du boucher aiguisant son couteau… les pauvres, leurs jours sont comptés. Bon, je commence très mal car mon objectif de ce soir est d’écrire un article (synthétique m’a bien précisé Kevin ;-) d’une page qui saura assez bien vous résumer ce que nous avons découvert au Yunnan. La tâche s’annonce pour le moins ardue ! En tout cas, j’espère que les photos que nous vous envoyons quotidiennement depuis peu vous ont déjà mis l’eau à la bouche.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Yunnan… comment vous conter pareil endroit, si coloré, si authentique, si touchant, on croirait presque un songe, une poésie…allez, venez avec moi, je vais vous montrer, ce sera plus simple. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est temps d’enfourcher votre cheval. Ce n’est pas bien difficile, il est petit et bien docile. Son poil un peu râpeux témoigne d’un âge avancé mais regardez-le, c’est trop mignon, on dirait qu’il vous fait un sourire ! En route mes amis. Nous chevauchons au pas, côte à côte, sur un chemin de terre rouge et poussiéreuse. Le soleil décline déjà à cette heure de la journée mais ne vous inquiétez pas, nous avons encore le temps ! Vous remarquez la lumière ? Elle a pris une tonalité vraiment chaude et donne aux feuilles jaunies des arbres qui bordent le chemin un éclat d’or. Vous pensez que c’est quoi ces arbres ? Peut-être des peupliers, non ? (je le vois votre sourire en coin, pas la peine de le cacher. Il y en a des peupliers au Yunnan, ils ont été apportés par les Français à l’époque de l’Indochine, mais c’est vrai il y en a peu). C’est marrant, quand les rayons dorés traversent les feuillages vibrants, on a l’impression qu’une armée de lilliputiens de lumière court sur vous et votre monture. Ca mériterait presque une photo... On croise tout juste un fermier avec son troupeau de bœufs, des villageois chargés d’une énorme botte de je ne sais quelle plante. Regardez, ils remontent du village qu’on aperçoit au loin. Mais si ! Là-bas, au bord du lac, faites un effort ! Ah ok, je vois, vous n’êtes pas à l’aise sur le cheval en descente. C’est normal, c’est parce qu’il faut bien mettre le bout des pieds dans l’étrier et légèrement dresser les jambes vers l’avant. Et puis tenez fermement la bride du cheval pour qu’il ralentisse un peu. Ca va aller…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca y est, on arrive au village. Les habitants font sécher plein d’épis de maïs dans des greniers ouverts. Ils font aussi sécher les briques en terre qui servent à construire leur maison ! Et puis il y a des portants remplis de bottes d’énormes piments rouges. Leur couleur est magnifique, on dirait des guirlandes de noël ! Ca donne trop envie d’y goûter, je suis d’accord, mais je ne pense pas que ce soit une très bonne idée en fait. Par contre, les yaourts au lait de Yak qui sont conservés bien au frais entre les algues dans la petite rivière qui traverse le village, ça c’est une très bonne idée ! Brrr, l’eau est glacée, elle doit provenir de la montagne. Mais bon, j’y plonge quand même mes mains pour en sortir quelques-uns de l’eau. Ils sont tellement délicieux ces yaourts et puis vous le méritez bien… Quoi ? Comment ça quelle montagne ? Vous ne l’avez pas vue ? Mais vous faites quoi sur votre cheval, vous essayez de murmurer à son oreille ou quoi ? Regardez au loin, derrière le lac… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ah ah, je le savais que vous trouveriez ça magique ! Mais non, ce n’est pas un rêve. C’est clair, on se sent vraiment peu de choses devant ce spectacle. Comme une rangée de dents acérées qu’un géant aurait oublié à son réveil, les inaccessibles sommets recouverts de neiges éternelles se dressent à l’horizon, dans le coucher de soleil… qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Moi aussi, je me rends, je demande grâce. Ok, asseyons-nous sur le sol 2 minutes pour mieux en profiter. (Cliquez sur le lien suivant et lancez la musique, fermez les yeux, imaginez…)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si le lien ne fonctionne pas, cliquez &lt;a href=&quot;http://www.csua.berkeley.edu/~jotang/music/beauty.wma&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou cherchez la musique “Beauty” du film « le secret des poignards volants ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Non non, c’est le froid, ça me fait toujours verser quelques larmes… Il parait qu’au delà de ces montagnes se trouve Shangri-La. C’est cette cité que certains comparent à un jardin d’Eden terrestre. Allez, assez de sensiblerie pour ce soir. Levons nous, il fait quasiment nuit et le repas nous attend ! C’est là-bas, dans cette maison devant laquelle les lampions rouges sont suspendus. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca vous chatouille les narines hein ? Oui c’est vrai qu’on n’a pas l’habitude de ces odeurs par chez nous. Au menu ce soir, la plus délicieuse soupe de mouton que vous n’ayez jamais mangée ! La marmite est au milieu de la table, il y a du bouillon de mouton dedans et quelques épices et aromates. Ca frémit ! C’est génial, les habitants de cette maison mangent avec nous, tout le monde est autour de la même marmite, on partage tout, c’est convivial ! Je vous explique comment ça se passe. Alors c’est d’abord la viande (c’est du bon mouton de la montagne, savourez-le !) qu’on fait cuire dedans, toute seule, et on la mange en premier pour que son goût soit le plus naturel. Le petit bol c’est pour la sauce, il y a un peu de piment, des herbes, de l’ail et puis du bouillon bien sur. C’est pas mal hein ? Et puis après, on rajoute les légumes qui sont dans les assiettes là. Il y a des épinards, des champignons, du taro, du chou chinois, des feuilles de petits pois. Miam. Doucement, ne mangez pas trop vite !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dégustation de thé vieux de 10 ans peut-être ? Un peu de pomelo miel si sucré que vous trouverez tous les prochains pamplemousses trop acides ? Et pour se détendre un peu, surprise : spectacle de danses traditionnelles. C’est vrai qu’elles sont très jolies les chinoises, je vous l’accorde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Allons dormir maintenant car demain nous avons une grosse journée ! Vous vous souvenez de la montagne au loin ? Demain nous irons y voir les plus belles gorges de Chine : les gorges du saut du tigre !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sur ce, faites de beaux rêves ;-)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;PS : Echec de ma mission, j’ai dépassé la page d’écriture… j’essaierai de faire mieux la prochaine fois ;-)</description>
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      <title>Macao &amp; Hong-Kong, pas vraiment la Chine...</title>
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      <pubDate>Mon, 7 Dec 2009 20:57:33 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2009/12/7_Macao_%26_Hong-Kong,_pas_vraiment_la_Chine..._files/DSC_0952_3_4_tonemapped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object010_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Bonjour à toutes et à tous, &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est moi, l’agent Ian Ment (Yann en vrai), vous me reconnaissez ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je prends le relais de Kevin pour vous donner quelques nouvelles (plus brèves cette fois-ci ;-) de notre périple asiatique. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après les douces et chaleureuses journées Indonésiennes dont Kevin vous a parlé dans l’article précédent, il est temps pour nous de passer aux choses sérieuses. En somme, après les amuse-bouches, place au plat de résistance ! C’est vrai, le voyage ce n’est pas juste se languir sur les plages de sable fin à l’ombre de vigoureux cocotiers, se baigner dans une eau aussi chaude que le bain et tellement turquoise que l’on ne peut s’empêcher de chercher où est cachée la pastille de canard wc, savourer des Bintangs fraîches devant le coucher de soleil après un jogging sur des plages désertes, plonger avec les tortues de mer, rester allongé près des braises mourantes pour apercevoir encore quelques étoiles filantes… ok ok, j’arrête ;-) Le voyage peut aussi être ça : partir à la découverte d’une gigantesque puissance à la culture radicalement différente et dont l’effrayante croissance est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. J’ai nommé la Chine. En route pour « l’empire du milieu » mes amis !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Notre point d’entrée se fera par Macao puis Hong-Kong. Alors les plus pointilleux diront que ce n’est pas vraiment la Chine, et ils auront raison… Mais laissez moi vous conter notre rencontre avec ces deux villes, l’objet de cet article.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Départ d’Indonésie en mode “playa”, c'est-à-dire bermuda et savates. Normal, il faisait 30 degrés à 3h du matin quand nous sommes partis en direction de l’aéroport. Passage par Kuala Lumpur où la pluie nous fait coucou puis atterrissage à Macao, et là, c’est le choc : le froid ! Brrrrrrr je m’aperçois que je suis le seul petit malin à croire que cet accoutrement de constructeur de châteaux de sable sera suffisant… Kevin lui avait au moins les chaussures. Nous nous empressons d’aller nous changer aux toilettes pour revêtir nos équipements bien chauds (en plumes de poussin du Gers label qualité pour ceux qui se souviennent ;-) et direction le centre ville pour trouver un toit. Dans le bus, nous sommes stupéfaits par tous ces bâtiments aux formes farfelues qui scintillent dans la nuit tels d’éblouissants sapins de Noël. Ce sont les casinos et il y en a toute une myriade ! Nous tordons nos cous dans tous les sens pour nous imprégner de ce spectacle visuel aux couleurs éclatantes. Les idées les plus folles des architectes ont pris forme ici : volcans en carton-pâte, ananas géant en guise d’immeuble, blocs dont la surface semble couverte de métaux précieux ou tout simplement démesure… Pour info, Macao a été la première et dernière colonie européenne en Chine entre le 16eme siècle et 1999. Cette sorte de micro état (comme par exemple Singapour ou Hong-Kong), est une ancienne colonie Portugaise. S’y trouve le plus grand casino du monde en nombre de table de jeu (Wynn Macao) et les revenus des jeux y sont plus importants que ceux de Las Vegas ! Il y a également le 4ème plus grand bâtiment du monde (Venitian Palace).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Puis nous arrivons dans le coeur historique de la ville et là, c’est un tout autre style. Celui de bâtiments coloniaux européens bien plus familiers… Ca a son charme. Mais il est 23h, il fait froid, nous avons faim, nous portons nos gros sacs et il nous faut vraiment trouver une chambre rapidement. Kevin m’indique une bâtisse qu’il souhaite visiter. Qu’est-ce donc que cet étrange endroit aux raides marches, un musée ? Nous voyons dans l’entrée l’affiche d’un film chinois qui représente justement ces marches que nous venons de monter. Cet endroit est donc connu par le biais d’un film ? Wahou ! Puis nous nous dirigeons vers ce qu’on appellera « une pièce » pour des commodités de récit…  La « pièce » est délimitée par 4 cloisons et, fait remarquable, il n’y a pas de toit. Si en fait il y a bien un toit, mais il est a 3m au dessus des cloisons, c’est le toit principal du bâtiment. Dans cette « pièce » se trouvent des reliquats de décoration et divers objets antiques d’usage commun qui devait servir par le passé aux habitants de cette ville. On pourrait dire que le style général est celui des années 40 dans les milieux chinois défavorisés. L’inexistante isolation permet au froid de régner en maître dans cet endroit, si bien qu’on a vraiment l’impression qu’il fait meilleur dehors que dedans. Ah voila, je comprends enfin, ce doit être effectivement un musée de l’entre deux guerres que Kevin a voulu visiter ! Ils ont vraiment bien réussi à reconstituer l’atmosphère spartiate de l’époque, mais quelle idée de visiter pareil musée à cette heure... Allons nous-en… quand soudain, retentit dans la bouche de mon ami l’effrayante phrase que je vais vous citer. Rien que d’y repenser, j’en ai encore des frissons de désarroi : « ok, on prend la chambre, posons nos sacs et allons faire le check-in…… » nooooooooooonnnnn….. je vous laisse juger par vous-même des photos. Mais pas vraiment de choix, pour avoir une chambre peu chère dans cette ville, il faut savoir faire des sacrifices. Passons.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au programme des jours suivants : faire notre visa pour la chine, poster des nouvelles sur le blog, essayer de voir quelques bolides passer dans les rues de la ville pendant le Grand Prix qui tombe pile au moment où nous y sommes, visiter le centre historique, tester les spécialités gastronomiques, et, bien sur, se prendre un peu à la folie du jeu dans un casino (avec l’objectif hyper risqué de doubler notre mise) :-) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et bien sachez mes chers amis que c’est chose faite pour chacune de ces missions !  Pour la plus critique d’entre elles, vous voulez vraiment connaître le résultat ? Non ? Bon, je vous raconte quand même.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous ne croirez peut-être pas à notre dont naturel pour la roulette, mais oui Madame, oui Mademoiselle, oui Monsieur, nous avons doublé nos gains, voire plus (non sans quelques grandes frayeurs je dois vous le concéder). Kevin est effectivement passé d’une mise initiale de 10 € à 35 € en passant par minimum 1€ et maximum 65€, et moi de 10 à 20 €.  Youhou, à nous la fortune, amenez moi le patron de cet hôtel du jeu, nous allons le racheter ! Vous ne pourrez certainement pas retenir cette légitime et bien orthodoxe pensée : « Quelle sacrée bande de flambeurs que ces deux là, ils n’ont pas froid aux yeux avec leur 10€ ». C’est vrai mais, pardonnez mon impertinence, je me permettrais bien de vous répondre que pour faire fortune, il faut savoir se donner des moyens et voir les choses en grand. Et tac ;-) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus sérieusement nous avons vu de drôles d’oiseaux dans ce casino Grand Lisboa, notamment un beau spécimen jouant à notre table qui misait tout le temps sur le 20 et qui arrachait les billets de 50€ de son portefeuille comme on arracherait les pétales d’une pâquerette. Puis un autre dont la fiévreuse mine et la tenue bancale nous indiquait qu’il s’abîmait en ces lieux depuis déjà belle lurette alors qu’il n’avait vraiment pas l’air de rouler sur l’or.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Enfin, avant de passer la frontière pour rejoindre la « vraie » Chine à Canton, nous n’avons qu’une mince après-midi à consacrer à l’ultra moderne Hong-Kong pleine de promesses. Direction le sommet de sa colline en funiculaire pour avoir le meilleur point de vue sur la ville. Magnifique ! Cette ville comprend une énorme concentration de Buildings mais, en se promenant dans ses rues, nous ne nous sommes pas pour autant sentis oppressés par le manque d’espace. Tout est moderne, il y a des parcs et l’ensemble est bien agencé. Même en un si bref passage, l’urbanisme et la ville dans son ensemble nous ont laissé une très bonne impression. Nous nous sommes tous les deux dits qu’il doit faire bon vivre à Hong-Kong.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est tout pour aujourd’hui, je vous invite maintenant à aller voir les &lt;a href=&quot;../Photos/Pages/Macao_-_Chine.html&quot;&gt;nouvelles photos&lt;/a&gt; et vous dit à très bientôt pour le récit de nos aventures en « vraie » Chine. Juste pour vous mettre en appétit, on en a vraiment pris plein les yeux !!!</description>
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      <title>Le chaud, c’est fini...</title>
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      <pubDate>Thu, 3 Dec 2009 12:14:13 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2009/12/3_Le_chaud,_c%E2%80%99est_fini..._files/DSC_0525.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object001_7.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Pour finir notre voyage en Indonésie, nous avons décidé de passer les derniers jours à Ubud et Kuta. Ce fût bref, mais intense ! Max nous a déjà quitté. Il ne reste plus que Yann et moi... Snifff...&lt;br/&gt;Pour la peine, on a été rendre visite à quelques milliers de singes farceurs dans le sanctuaire d'Ubud. C'était rigolo mais pas très rassurant. Ils essayaient de nous piquer tout ce qui dépassait de nos poches ou qu'on tenait entre les mains : bouteilles d'eau, biscuits, bananes... Les cris des touristes étrangères se faisant attaquer ponctuaient notre ballade. Plutôt amusant au final ;-)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous avons également tenté une petite excursion dans les rizières, guidés par les anglaises du Rinjani. Comme vous pouvez l’imaginer, ce fût une catastrophe et nous nous sommes bien évidemment perdus ;-) (allez, ça va, on aurait peut-être pas fait mieux, c'était mal indiqué...). Cependant, cela nous a permis de voir de très beaux paysages et de rencontrer les locaux travaillant dans des champs luxuriants (cf. photos). Merci les filles !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sinon, à part ça, Ubud est une très jolie petite ville, très calme. La rue principale n'est qu'une ribambelle de restaurants ultra bien décorés et très propres (à des prix plus que raisonnables et d'une qualité culinaire surprenante), des magasins d'arts stylés (tableaux, tissus, sculptures, bibelots, ...), et des hôtels tous plus mignons les uns que les autres (rien que la porte d'entrée nous fait penser au porche d'un temple) avec jardins, terrasses et petits déjeuners inclus (vive les &amp;quot;Banana pancakes&amp;quot;).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bref, Ubud est un passage absolument obligé si vous comptez faire un tour en Indonésie prochainement. Ca nous a beaucoup beaucoup plu.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Malheureusement, tout a une fin, et nous avons dû repartir pour Kuta afin de prendre notre avion pour la Chine. Arggghhhh... La Chine ! Il fait froid là-bas... On était bien ici, à moitié à poil toute la journée, les pieds dans le sable et la peau fumante !!!</description>
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      <title>Gili’s islands</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 19:54:02 +1100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Entries/2009/11/27_Gili%E2%80%99s_islands_files/IMG_0955.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lacouleurdespieds.com/La_couleur_des_pieds/Blog/Media/object220_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:216px; height:123px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Alors voilà, on en a tellement bavé pendant le trek, qu’on s’est dit qu’après notre effort on ne cracherait pas sur un peu de réconfort !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On a cherché l’endroit qui nous paraissait le plus paradisiaque du coin, et on est tombé sur ces 3 toutes petites îles au nord ouest de Lombok. Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air. Plages, centres de plongée, restos, bars, et c’est tout... Pas de voiture, pas de moto, pas de chien. Que des chevaux tirant des petites charettes rouillées :-)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce qui est assez incroyable (mais pas vraiment surprenant) c’est que nous avons revu toutes les personnes avec qui nous avons fait le trek sur le Rinjani. Nous nous entendions bien, les filles étaient mignonnes, donc nous avons essayé de nous retrouver de temps en temps pour une bouffe, quelques bières, ou des activités ;-)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aaaahh, les activités... parlons-en ! Eh bin il n’y avait pas grand chose à faire à part larver sur la plage, faire du snorkeling (palmes, masque et tuba) ou faire de la plongée. Hé hé !!! Trop dur !&lt;br/&gt;Comme on est des mecs super dynamiques et motivés, on a fait un peu de tout !!! Et je vous garantis que les plongées sous-marines étaient vraiment géniales. Beaucoup mieux qu’à Koh Tao... La visibilité était magique, et la flore et la faune sont colorées, denses et très diversifiées. On a vu des dizaines de tortues (même juste en faisant du snorkeling, c’est pour dire), des poissons dragons, des raies, des champs d’anguilles de sable, des murènes se faisant nettoyer les dents par des poissons dentistes, des crevettes, des poissons scorpions, etc... C’était superbe !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On s’est posé là pendant presque une semaine, et ça nous a fait beaucoup de bien. Objectif “Réconfort” atteint :-D La proximité, la tranquillité et la sérénité de ces îles vont nous manquer, c’est sûr...</description>
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